Ma dévotion

Un roman de Julia Kerninon publié chez La Brune au rouergue

ma dévotion couv

Roman chouchou de beaucoup de bookstagrameurs, j’ai décidé de me lancer pour me faire ma propre opinion sur cette pépite (oui, oui, j’ai adoré !).

«  Lorsque quelqu’un est aussi discret que moi, personne n’imagine qu’il puisse avoir un tempérament passionné. Mais – je le sais mieux que personne – il ne faut pas juger un livre à sa couverture. »

Après vingt-trois ans de silence, Helen et Franck se croisent par hasard sur un trottoir de Londres.
Dans le choc des retrouvailles, la voix d’Helen s’élève pour livrer à Franck sa version de leur vie ensemble, depuis leur rencontre en 1950, à Rome, alors qu’ils étaient encore adolescents, jusqu’à ce jour terrible de janvier 1995, qui signa leur rupture définitive. Elle exerce l’éblouissante carrière de peintre de Franck, et tout ce qu’il lui doit, à elle, sa meilleure amie.
Leurs deux destins exceptionnels, la force implacable qui les lia et les déchira, Julia Kerninon les peint avec subtilité, dévoilant en profondeur la complexité des sentiments – cette dévotion d’une femme à l’égard d’un homme, si puissante et parfois dangereuse.


Helen et Franck se connaissent depuis des années mais un jour, suite à un drame, leurs chemins se séparent. Des années plus tard, ils se croisent par hasard et Helen raconte leur histoire ou plutôt sa version de leur histoire commune.

Ce roman, d’une maison d’édition que je ne connaissais pas du tout, a fait l’objet d’excellentes critiques sur Bookstagram et faible que je suis, j’ai craqué, quelle bonne idée j’ai eu là !

Ce roman est une pépite, découpé en courts chapitres, avec un style clair et limpide.
Ce récit m’a rappelé une réplique d’Hercule Poirot dans « Meurtre sur le Nil » qui évoque une femme qui aime et un homme qui se laisse aimer.

Certes, il y a de l’amour entre Helen et Franck mais également de l’amitié, des secrets partagés et une confiance entre un artiste peintre, égoïste et bohème, et une éditrice, sérieuse et pragmatique.

Pourtant petit à petit le malaise s’installe, face à un amour à sens unique, où Helen semble se complaire dans une abnégation totale.

Le drame se dessine, on le sent se profiler mais comme dans les grandes tragédies, rien ne peut l’empêcher.

Ce roman est une très belle découverte et j’ai hâte de lire les autres romans de Julia Kerninon.

– Il faut que tu m’aides, Helen.
– A quoi ?
– A dégager la fille d’hier. Je ne sais même pas comment elle s’appelle. Mais il y a une autre fille qui va arriver d’un moment à l’autre, et il ne faut pas qu’elle la voie, parce que c’est la femme de ma vie.
A un moment, la femme de ta vie c’est peut-être plutôt celle qui t’aide à sortir de galères comme celle-là, j’avais pensé amèrement, mais je n’avais rien dit. Je n’avais pas dit un mot. J’avais mis mon manteau et j’étais allée proposer à la fille d’aller boire un verre ensemble. Les filles qui couchaient avec toi avaient toujours très envie de passer du temps avec moi après, sans doute pour s’assurer que je n’étais pas ta compagne, peut-être aussi dans l’espoir réaliste que ma bénédiction pourrait sécuriser leur position.

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