Profession romancier

Un livré d’Haruki Murakami publié aux éditions Belfond

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Écrire un roman n’est pas très difficile. Écrire un roman magnifique n’est pas non plus si difficile. Je ne prétends pas que c’est simple, mais ce n’est pas non plus impossible. Ce qui est particulièrement ardu, en revanche, c’est d’écrire des romans encore et encore. Tout le monde n’en est pas capable. Comme je l’ai déjà dit, il faut disposer d’une capacité particulière, qui est certainement un peu différente du simple « talent ».
Bon, mais comment savoir si l’on possède cette aptitude ? Voici la réponse : plongez dans l’eau et voyez si vous nagez ou si vous coulez.
Bienvenue sur le ring !

Dans un essai à la fois drôle, intelligent, passionnant, Haruki Murakami se raconte et porte un regard aussi rafraîchissant que sincère sur le métier de romancier.
Tout en explorant ses plus chères obsessions et en distillant des réflexions sur la littérature, la lecture et plus largement la société japonaise, l’auteur dévoile les coulisses de son quotidien, où s’imposent persévérance, patience et endurance.


Si l’on vous demande de citer un auteur japonais, il y a de grandes chances que le nom de Murakami soit cité en premier.

Il est, après tout, l’écrivain japonais qui vend des millions de livres à travers le monde.

Comment expliquer ce succès qui perdure depuis 40 ans maintenant ?

L’auteur se livre dans cet essai sur sa carrière, ses débuts et ses méthodes.

J’avoue, malgré le plaisir que j’ai eu à lire nombre de ses romans, que je ne me suis jamais vraiment posée la question de savoir qui est vraiment Murakami.

Si la question m’avait été posée, j’aurais sans doute répondu un homme solitaire, un peu étrange sûrement, à l’image de ses romans où le quotidien flirte avec le fantasque et l’onirique.

Pourtant, c’est le portrait d’un homme « ordinaire » selon ses propres mots qui se révèle.

Un homme qui s’astreint à une discipline que l’on pourrait qualifier d’ascétique pour continuer à livrer de nouveaux récits.

D’une grande humilité, sans jamais se départir d’une pointe d’humour, Murakami nous expose ce qui, à son sens, lui permet d’être toujours un écrivain, des décennies après ses débuts.

Aspirant romancier ou simple admirateur de l’œuvre de cet écrivain, voilà un essai qui saura vous plaire.

J’ai en ce qui me concerne beaucoup aimé en apprendre davantage sur cet auteur que j’admire beaucoup.

J’ai parfois entendu dire que certains de mes collègues écrivains étaient liés d’une amitié chaleureuse ; pour ma part, j’aurais tendance à me montrer prudent à ce propos. De telles relations existent peut-être, mais il me paraît douteux que des liens étroits perdurent. Les écrivains sont fondamentalement une espèce égoïste. La plupart d’entre eux sont orgueilleux et animés d’un vif sentiment de rivalité. Une rencontre entre des écrivains se solde plus souvent par un échec que par une solide amitié. Je l’ai moi-même vécu bien des fois.

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