Sugar run

Un roman de Mesha Maren publié aux éditions Gallmeister

sugar run couv

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches,où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jody doit faire un détour par le passé et tenir une promesse.


En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.


Jodi 35 ans sort de prison après avoir purgé une peine de 17 ans pour meurtre.

Elle ne souhaite dorénavant que retrouver le terrain de sa grand-mère décédée, réparer les erreurs du passé.

Sa route va croiser celle de Miranda, mère de trois garçons, qui se débat avec ses propres fantômes.

Les deux femmes vont espérer mener une nouvelle vie – ensemble.

Mais lorsque trop de souffrances, de failles se conjuguent, l’espoir semble n’être qu’un simple fétu de paille.

Peinture de ce qui est souvent décrit comme l’Amérique profonde, loin des cités, des lumières de New-York. Dans laquelle l’horizon semble se limiter aux drogues, à l’alcool. Aux petits boulots et à la galère.

Autant l’avouer tout de suite, je me suis ennuyée une longue partie du roman. J’ai eu beaucoup de mal à compatir avec ces femmes blessées, se raccrochant à leur espoir sans voir que celui-ci était vain.

Récit alternant entre le passé et le présent, montrant les errements de Jodi, qui rêve d’être aimée mais semble surtout douée pour les mauvais choix de partenaires.

Miranda se débattant avec ses addictions et ses doutes remporte la palme du personnage le plus exaspérant du roman. Elle souhaite être une bonne mère mais semble incapable d’y arriver.

Seuls les enfants inspirent de la sympathie, brinquebalés selon le bon vouloir des adultes.

Au final, beaucoup d’ennui, pas d’intérêt pour les personnages, une déception, pour moi, de cette rentrée littéraire.

Dix-huit ans. Ces mots sonnaient comme une incantation qui répondait à toutes les questions, un chiffre à l’aune duquel se mesurait toute expérience, ancienne ou nouvelle. Elle-même s’était étonnée de cette absence d’encadrement, mais l’avocat avait souri en haussant les épaules, comme si toute l’affaire était une sorte de tour de magie. Liberté conditionnelle, avait-il déclaré d’un air ravi, faisant voleter sa cravate à imprimé hawaïen tandis qu’il arpentait la pièce. Visiblement déçu par le manque d’enthousiasme de Jodi, il avait continué de pérorer, déclarant que l’organisme pour lequel il travaillait, quelque chose à voir avec les adolescents jugés comme des adultes, s’était penché sur le cas de Jodi et avait conclu qu’elle remplissait les conditions requises pour une libération conditionnelle. Cela paraissait surréaliste et Jodi n’y avait pas vraiment cru avant d’emprunter le couloir de sortie.

Une réflexion sur « Sugar run »

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