Le bracelet de grenat et autres nouvelles

Un livre d’Alexandre Kouprine en édition bilingue et publié aux éditions Macha Publishing

Le Bracelet de grenats est l’histoire merveilleuse d’un amour inconditionnel mais… impossible. Un homme, George, tombe fou amoureux d’une femme, Véra, mais l’espoir d’être un jour avec elle lui est interdit, car tout les sépare : lui n’a pas de fortune, elle est aristocrate, et surtout, mariée. George ne peut renoncer à son amour.

Un jour, il envoie à Véra un bracelet composé d’un incroyable et précieux Grenat vert sur une monture assez simple. Un bijou de famille qui lui vient de sa tante. Ce cadeau d’un admirateur secret n’est malheureusement pas du goût de la famille et du mari de Véra. George alors va prendre une décision ultime, dictée une nouvelle fois par son amour. Une fabuleuse et incontournable histoire d’amour, riche de symboles forts. Kouprine invite le lecteur à découvrir le véritable joyau de la vie, celui que l’on ne voit pas toujours au premier regard.


Nouvelle plongée dans les récits d’Alexandre Kouprine, toujours avec des nouvelles. 

Macha Publishing nous propose, dans cette édition bilingue, quatre nouvelles de l’auteur. 

Petit tour d’horizon de ces histoires. 

La première nouvelle, Émeraude nous entraîne sur les pas d’un cheval de course, objet de loisir des hommes semblant ignorer qu’il s’agit d’un être vivant et sensible. 

La seconde, En famille, conte la fin du Carême de locataires pauvres d’un sombre logis, là où la noblesse ne se mesure pas à la fortune ou la qualité des personnes présentes.

La dernière, une vie paisible, narre, avec une ironie certaine, la vieillesse d’un homme respectable, fier de contribuer à remettre les gens sur le droit chemin grâce à des lettres anonymes de dénonciation.

La troisième, le bracelet de grenat, est la plus longue des nouvelles du livre. 

L’auteur y parle d’amour, mais pas la passion passagère, non, mais de l’amour véritable. Véra, femme de la haute société, reçoit depuis des années des courriers d’un homme qui l’aime. Mariée, elle ne voit que nuisance dans ces missives. Mais n’aurait-elle pas la chance, si rare, d’être véritablement aimée ? 

Voilà une lecture qui a su me plaire, même si je lis très peu de nouvelles, je pense d’ailleurs que Kouprine sera ma belle découverte de cette année. 

Son style, l’apparente simplicité des nouvelles, les thèmes évoqués m’ont beaucoup plu ( même si je ne suis pas d’accord avec les héros du bracelet de grenat, dans laquelle l’amour véritable s’apparente à une sorte de folie, d’obsession malsaine enfermant l’objet aimé dans une fiction). 

Il ne me reste plus qu’à découvrir les romans de Kouprine !


« Ivan Vianorytch se rapprocha de la table, rajusta ses lunettes, croisa sa robe de chambre ouatée à ramages jaunes en forme de points d’interrogation, et commença une nouvelle lettre. Il écrivait tout de go, sans presque combiner ses phrases. Dans la longue pratique des lettres anonymes, il s’était forgé un style spécial, ou plutôt divers styles, car les missives aux autorités exigeaient d’autres tournures que celles aux maris trompés ; un style emphatique impressionnait les marchands ; les ecclésiastiques aimaient les citations des saints Pères. »

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