Nouvelles

Un livre d’Ivan Bounine publié aux éditions des Syrtes


Qu’elles soient écrites dans son pays ou en exil, à Paris ou dans les Alpes maritimes, les trente-six nouvelles rassemblées dans ce recueil dépeignent le plus souvent la Russie, dont Ivan Bounine est le chantre bouleversant. Qu’elles évoquent la nature, l’amour ou la campagne russe, elles sont imprégnées des souvenirs émerveillés de la terre natale, de ses paysans, de ses hobereaux, de son monde poétique mais fragile.
Une passion, la nouvelle inédite qui accompagne cette publication, fait partie des écrits de jeunesse de Bounine (1886-1887).


J’ai découvert la plume d’Ivan Bounine grâce au recueil « Les pommes Antonov » publié aux éditions des Syrtes. 

Maison d’édition qui a eu l’excellente idée de publier en un seul recueil en format poche, toutes les nouvelles du prix Nobel de littérature 1934, parues dans leur catalogue, sans oublier, cerise sur le gâteau, une œuvre de jeunesse inédite. 

On retrouve dans ce recueil tout ce qui avait su me séduire dans le recueil « Les pommes Antonov » : des descriptions de toute beauté, servies par une plume délicate. 

Les thèmes chers à Bounine s’étalent au long des récits : la nostalgie pour la Russie d’avant la révolution, l’amour de la nature ou réflexion sur la brièveté de l’existence.

Les pages défilent, amenant des réflexions, des émotions, des ressentis. À chaque fois, Bounine réussit à nous transporter en quelques lignes, dans une époque, un lieu, une atmosphère.

J’ai été particulièrement sensible aux récits emprunts de nostalgie comme « les faucheurs », par exemple ou « les pommes Antonov ».

Sans oublier les récits comme « La fin » ou « Mistral » évoquant l’exil de l’auteur qui après la révolution, vécut en France.

Impossible de citer tous les textes qui se démarquent chacun à leur manière. Ils m’ont donné l’impression de mieux connaître l’auteur, de sentir sa présence et sa tristesse, en filigrane des nouvelles. 

Un recueil à découvrir de toute urgence, à moins que vous ne l’ayez déjà fait ? 


« Après le dîner, on prit le thé, on parcourut évidemment et hâtivement les journaux qui venaient d’être rapportés de la poste – il n’y en avait pas eu pendant plusieurs jours, et il en était arrivé tout un paquet à la fois. Ils racontaient tous la même chose, c’était toujours le même effroyable galimatias ! Puis tout le monde se dispersa lentement pour aller dormir. Je restai seul et continuai à lire en m’indignant et m’agitant. Mon regard tomba soudain sur les fenêtres : derrière les traverses des vieux châssis s’offraient la beauté des vieux pins et des sapins, le désordre romantique de leurs aiguilles, de leurs rameaux, de leurs branches, et le ciel d’un bleu profond d’une nuit d’avril éclairée par la lune, et dans les intervalles la cour lumineuse. Je me levai rapidement, passai dans l’antichambre prendre ma casquette et ma canne, sortis sur le perron : la nuit était splendide ! »

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2 réflexions sur « Nouvelles »

  1. J’avais découvert (et beaucoup apprécié) « Les pommes Antonov » grâce à toi, et forcément, je m’étais noté la publication de toutes les nouvelles dans ce nouveau format poche. Je me réjouis de le lire après avoir constaté ton enthousiasme 🙂

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