Vivre dans le feu – Confessions

Un livre de Marina Tsvetaeva publié aux éditions Le livre de Poche

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Marina Tsvetaeva (1892-1941) est un des plus grands écrivains du XXe siècle ; son destin fut un des plus tragiques. La révolution d’Octobre… Le long exil, d’abord à Prague puis en France… Une fille morte de faim, une autre déportée vers le Goulag… L’hostilité de l’émigration russe, l’indifférence du Paris littéraire…

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Du côté ensoleillé de la rue

Un roman de Dina Rubina publié aux éditions Macha Publishing

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Ce livre retrace la vie de Véra, jeune peintre réservée et en mal d’amour. Sa mère, Katia, fraîchement sortie de prison et avec qui elle entretient une relation houleuse, est à l’origine de son sentiment de solitude.

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La femme de trente ans

Un roman d’Honoré de Balzac publié aux éditions Folio

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La femme de trente ans, qui est-elle ? Mariée, elle est au sommet de sa vie, car c’est là qu’elle prend sa liberté, c’est-à-dire un amant, ce dont Balzac la félicite, mais que la société punit cruellement.

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Le soleil des Scorta

Un roman de Laurent Gaudé publié dans la collection Babel chez Actes Sud

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L’origine de leur lignée condamne les Scorta à l’opprobre? À Montepuccio, leur petit village d’Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec qu’ils appellent « l’argent de New-York », leur richesses est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie.

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Le soleil des morts

Un roman d’Ivan Chmeliov publié aux éditions des Syrtes

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« La vérité du Soleil des morts est telle qu’elle déborde le cadre de la littérature », dit Alexandre Soljénitsyne.

Écrit en 1923, ce texte relate le dernier séjour des Chméliov en Crimée, lieu de vacances qui fut jadis paradisiaque. Mais la terreur rouge, suivie d’une famine dévastatrice, en a fait le théâtre d’une tragédie apocalyptique.

La grâce avec laquelle est dépeint cet enfer rappelle Dante. Le romancier s’incline alors devant l’infinie souffrance de l’Homme. Bouleversant hommage à la Russie martyrisée, d’une authentique poésie, cet ouvrage est sans nul doute l’un des chefs-d’œuvre de la littérature russe.


Crimée – on ne saura pas l’année exacte mais les Rouges sont là, nouveaux maîtres du destin russe.

Et la famine aussi. Implacable, écrasant tout sur son passage : les corps comme la morale.

Un homme vit – peut-on encore appeler cela la vie ? Lorsque tout se résume à trouver de la nourriture et à couper du bois pour l’hiver.

Pas de rebondissements, ni d’actions tonitruantes. Non, pour cela il faut avoir encore le ventre plein. Lorsque la nourriture vient seulement en rêve, toutes les actions sont pesantes et insupportables.

Il faut discuter avec les voisins, tant qu’ils sont encore là. Parfois tendre un peu de cette nourriture si durement acquise à une enfant qui meurt de faim. Parfois accepter un cadeau inattendu.

Les jours se suivent longs, préludes à une nuit sans sommeil, hantée par la faim, à guetter les voleurs de bétail.

Une vache ou une chèvre sont plus précieuses que les bijoux en or. Tout s’échange contre une bouchée de pain, les corps des enfants également.

Famine des corps et famine des âmes.

Autour, les montagnes ne s’effondrent pas devant tant de malheur, les oiseaux continuent leurs courses dans le ciel.

Comment raconter l’horreur ? Avec un texte limpide, acéré comme la faim ?

Non, l’auteur se joue des atrocités dont il a été le témoin par une plume poétique, faisant ressentir au lecteur cette incommensurable détresse .

Récit bouleversant de la famine, du malheur de ceux dont l’histoire ne retiendra pas le nom. Récit servi par une poésie qui tout à la fois réussit à être pudique pour narrer les horreurs mais sans rien en occulter. Un roman qui se lit gorge nouée, cœur serré…Un véritable chef d’œuvre.

Assis au seuil de ma masure, je contemple la mer ; c’est calme, il fait chaud ; la toile d’araignée tendue entre le cèdre et le cyprès ne bouge pas. Je peux rester des heures assis sans penser ; il se fait dans ma tête des bruits de cloches, des hurlements – le bruit de la faim ?…Je vois de mes yeux intérieurs des lambeaux rouges…rappels des horreurs de la vie…

Mais voilà que prélude un son tendre et délicat…Attentivement saisi, il en entraîna un autre, puis un autre, et, dans la somnolence qui m’envahit, ces bruits couvriront tous les bourdonnements ; et j’entendrai tout un orchestre…Je sais maintenant la musique des songes qui n’en sont pas, et je comprends « les voix paradisiaques » des ermites, les instruments célestes dont jouent les anges…C’est le chant d’une harmonie inconnue…

Poussière

Un roman de Rosamond Lehmann publié aux éditions Libretto

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A 18 ans, au lendemain de la Première Guerre mondiale, Judith Earle, une jeune fille de bonne famille du Sud de l’angleterre, regagne la grande maison familiale au bord de l’eau. Elle vient de terminer ses études à Cambridge.
Elle assiste au retour de ses voisins, les cousins Fyfe, qu’elle a idolâtrés tout au long de son enfance solitaire.

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Révoltée

Un livre d’Evguénia Iaroslavskaïa-Markon publié aux éditions Points

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Voici le récit d’une vie brûlante, écrit à la hâte dans sa cellule par une jeune femme de vingt-neuf ans qui se doute qu’elle va mourir : « Si je raconte tout cela avec tant de franchise, c’est parce que je m’attends de toute manière à être fusillée. » Elle le sera en effet, en juin 1931, au « camp à destination spéciale » des îles Solovki, quelques mois après son mari le poète Alexandre Iaroslavski.

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Feu et sang – Partie 1

Un roman de George R.R. Martin publié aux éditions Pygmalion

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« Au septième jour, une nuée de corbeaux jaillit des tours de Peyredragon pour propager la parole de lord Aegon aux Sept Couronnes de Westeros. Ils volaient vers les sept rois, vers la Citadelle de Villevieille, vers les seigneurs tant petits que grands. Tous apportaient le même message : à compter de ce jour, il n’y aurait plus à Westeros qu’un roi unique.

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Dieu, le temps, les hommes et les anges

Un roman d’Olga Tokarczuk publié chez Robert Laffont – collection Pavillons Poche

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Antan a tout l’air de n’être qu’un paisible village polonais. L’existence y est ponctuée par le temps ; le temps d’aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l’univers – cœur du monde, cœur des hommes, cœur de l’Histoire.

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Le cercle Pouchkine

Un roman de Simon Montefiore publié aux éditions Pocket

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Moscou, 1945. Tandis que Staline et ses courtisans célèbrent la victoire sur Hitler, des coups de feu retentissent. Sur un pont proche du Kremlin, deux adolescents, un garçon et une fille, gisent inertes. Meurtre passionnel ? Suicide romantique ? Pour la police, il ne s’agit pas d’une affaire ordinaire : ces deux adolescents étaient les enfants de dirigeants soviétiques haut placés et fréquentaient l’école la plus prestigieuse de Moscou.

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