The house of Mirth – Chez les heureux du monde

Un roman d’Edith Wharton publié chez Wordsworth Classics (en V.O)

the house of mirth

 

Note : 18/20

A lire si : vous aimez les splendeurs et misères d’une opportuniste 😉

A éviter si : vous ne supportez pas les états d’âmes autour d’un thé  

The House of Mirth nous raconte l’histoire de Lily Bart, 29 ans, belle, pauvre et à la recherche d’un riche époux pour préserver sa place dans l’élite sociale et ses habitudes dispendieuses – vêtements, œuvres de charité et dettes de jeux. 

Ne désirant pas se marier sans avoir le beurre et l’argent du beurre (l’amour et l’argent), Lily devient vulnérable aux ragots qui s’attachent à une femme restée célibataire trop longtemps. 

Un gros, gros coup de cœur ! 

On suit les pas de Lily Bart, qui cherche un mariage satisfaisant afin de pouvoir maintenir son train de vie dans la haute société new-yorkaise. Cependant à chaque homme riche attrapé dans ses filets, elle le laisse filer, une sorte d’acte manqué en quelque sorte, et surtout quand un certain Lawrence Selden s’en mêle.

Si l’on s’arrête à cela, ce roman pourrait paraître insipide surtout pour ceux qui n’aiment pas les romances…et bien non, détrompez-vous !

Ceci est le point de départ de plusieurs pistes de réflexion :

  • la différence entre les hommes et les femmes – chez les premiers le célibat (enfin le statut de célibataire par contre rien ne les empêche d’avoir des maîtresses) n’est pas une tare alors que pour les secondes cet état de fait finit par être suspect et vous voit devenir la cible de toutes sortes de ragot…une situation qui reste encore d’actualité 😦
  • l’hypocrisie : les apparences chez cette haute société new-yorkaise doivent être préservées, la politesse maintenue même si sous ce beau vernis les êtres sont vils et les coups bas légion !
  • le cœur ou la raison : débat ô combien souvent abordé en littérature ! Lily doit elle se résoudre à un mariage de raison au risque de perdre sa propre estime ? en même temps que faire de sa vie quand on n’a rien appris  d’autre que d’être une jeune femme agréable dans un salon ?
  • le poids de l’éducation : comment s’exprimer lorsque toute sa vie on a du maintenir les apparences, ne rien dévoiler de ses pensées intimes ?
  • l’argent qui finit par ouvrir ou fermer toutes les portes.
  • et enfin la solitude malgré tous les repas et autres événements mondains…

bref un roman riche, poignant qui nous dépeint une Lily d’abord irritante puis attachante ; on souhaite l’aider à faire les bons choix mais comme chez Zola on ressort avec l’impression que les personnages restent les victimes de leur classe sociale et de leur éducation.

J’ai lu ce roman en V.O, le style de l’auteur est plaisant et accessible sans grande difficulté pour qui lit en anglais régulièrement.

 

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