Il était une fois à Losonc

Un roman de Peter Balko traduit par Barbora Fauve et publié aux éditions Bleu et Jaune


Il était une fois à Losonc deux garçons que tout oppose. L’un est de bonne famille, il se lave les dents tous les jours et veut devenir écrivain. L’autre, un casse-cou effronté, terrorise les humains comme les animaux et n’a peur de rien. Mais un lien inébranlable les unit : une amitié à la vie, à la mort. Ensemble, ils osent vivre des aventures incroyables, chassent le cochon d’or, poursuivent une veuve-sorcière, connaissent les émois amoureux, jusqu’au jour où…

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La veilleuse des Solovki

Un récit de Boris Chiriaev traduit par Anne Kichilov publié aux éditions des Syrtes


La Veilleuse des Solovki décrit la naissance du premier camp de concentration soviétique. Installé dans le monastère des îles Solovki, dans la mer Blanche, il allait devenir le symbole de la répression bolchevique. Le témoignage de Chiriaev est édifiant : les premiers balbutiements ont cédé la place, à partir de 1925, à un système d’extermination par le travail. L’auteur raconte le quotidien harassant mais aussi l’effervescence intellectuelle, spirituelle, scientifique et artistique tolérée dans le camp à ses débuts. Dans ce récit déchirant, il donne le premier rôle à l’homme qui, même dans les pires moments, peut garder son humanité.

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Trois filles d’Ève

Un roman d’Elif Shafak traduit par Dominique Goy-Blanquet et publié chez J’ai Lu


Péri est mariée à un riche promoteur. Au cours d’un grand dîner dans une somptueuse villa du Bosphore, chacun commente les événements dramatiques que vit la Turquie. Péri, elle, se remémore sa jeunesse, les affrontements entre son père laïc et sa mère très pieuse, puis entre ses deux amies lorsqu’elle était étudiante à Oxford : Shirin, Iranienne émancipée, et Mona, musulmane pratiquante et féministe. Elle repense aussi à Azur, le flamboyant professeur de philosophie qui les a réunies.

Au fil des souvenirs, cette soirée fera surgir les impasses dans lesquelles se débat la société turque, coincée entre tradition et modernité.

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La huitième vie

Un roman de Nino Haratischwili traduit par Barbara Fontaine et Monique Rival, publié aux éditions Folio


« Tu veux être libre ? Alors sois libre. Tu veux danser ? Alors danse ! Tu veux être une épouse, alors sois-le. Ce n’est pas une honte. Mais tout ça n’est pas possible à la fois. Tout avoir, c’est comme ne rien avoir ». Géorgie, 1917. Fille d’un chocolatier de génie, Stasia rêve de devenir danseuse étoile à Paris. Son père aurait voulu qu’elle épouse un brillant officier, Simon Iachi. Alors que Stasia est sur le point de renoncer à ses aspirations, la révolution bolchevique se propage…

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Récits de la Perdition

Un livre de Vladimir Tan Bogoraz traduit par Marine Le Berre-Semenov et publié aux éditions des Syrtes


Parus pour la première fois en 1910 à Saint-Pétersbourg, les Récits de la Perdition constituent un ensemble de huit épisodes tirés de la vie d’une cinquantaine de révolutionnaires exilés à Srednekolymsk – alias Grande-Perdition. Soit au coeur même de l’une des régions les plus inhospitalières de la Sibérie.

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Sucre Amer

Un roman d’Avni Doshi traduit par Simone Manceau et publié aux éditions Globe

À la cinquantaine, la mère d’Antara déclenche les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. Tout le monde attend que sa fille unique prenne soin d’elle. Mais la jeune femme renâcle. Car plus le passé déserte l’esprit de sa mère, plus le sien en est envahi. Ma ne l’a ni élevée, ni aimée, ni respectée. Quand Antara avait quatre ans, Ma s’est entichée d’un gourou, a fait fuir son père, l’a entraînée dans la secte d’Osho puis abandonnée aux tortures d’un pensionnat catholique…

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Le conte de la lune non éteinte

Un roman de Boris Pilniak traduit par Sophie Benech et publié aux éditions Interférences


Publié en 1926, ce petit livre de Pilniak, fondé sur des faits réels, met en scène un célèbre commandant de l’armée Rouge mort dans des circonstances obscures. Qualifié de  » contre-révolutionnaire  » et de  » calomnieux à l’encontre du Comité Central et du Parti « , ce récit, immédiatement censuré, est l’un des premiers textes littéraires à décrire de l’intérieur la machine infernale de la révolution qui broie peu à peu ses enfants.

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Moi, Œdipe…

Un roman d’Alain Le Ninèze publié dans la collection Autobiographie d’un mythe aux ateliers Henry Dougier


Apprenant une terrible prophétie qui le voue au parricide et à l’inceste, le jeune prince OEdipe fuit le royaume de Corinthe pour tenter d’échapper à son destin. Ses pas le mènent à Thèbes, ville dévastée par le Sphinx, qui propose une énigme à tous ceux qui croisent sa route. En la résolvant, OEdipe élimine le monstre et est accueilli en héros par les Thébains. Tout semble alors lui sourire. Jusqu’au jour où un doute l’assaille et l’amène à lancer une enquête sur ses origines… 

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Mémoires d’Hadrien

Un roman de Marguerite Yourcenar publié aux éditions Folio


Cette oeuvre est à la fois roman, histoire et poésie. En imaginant les Mémoires d’un grand empereur romain, l’auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXème siècle ont fait du dehors ». Jugeas sans complaisance sa vie d’homme et son oeuvre politique, Hadrien n’ignore pas que Rome finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l’importance de penser et de servir jusqu’au bout. « …Je me sentais responsable de la beauté du monde », dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l’homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors menacent les civilisations, la quête d’un accord harmonieux entre le bonheur et la « discipline auguste », entre l’intelligence et la volonté.

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