Alpinistes de Staline

Un roman de Cédric Gras publié aux éditions Stock

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Comment les frères Abalakov, célèbres alpinistes russes, ont-ils pu être victimes de la Terreur stalinienne alors qu’ils portaient le marxisme au plus haut des sommets  ? Orphelins sibériens, Vitali et Evgueni conquièrent d’abord les vertigineux pic Staline ou Khan Tengri, au prix de sévères engelures. Il y aura ensuite les exécutions de camarades, les déportations au goulag, ou encore la guerre contre les nazis au Caucase. Envers et contre tout, les frères Abalakov reprendront pourtant le chemin des cimes et de l’Himalaya.

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Moura, la mémoire incendiée

Un roman d’Alexandra Lapierre publié aux éditions Pocket

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Dans les tourmentes de la Révolution bolchevique, d’une guerre à l’autre, Moura a traversé mille mondes. Aristocrate d’origine russe, elle s’est appelée Maria Zakrevskaïa, Madame Benckendorff, la baronne Budberg… et elle a bien existé.

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Devouchki

Un roman de Victor Remizov publié aux éditions 10/18

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À Beloretchensk, en plein cœur de l’immense Sibérie, Katia et Nastia, la vingtaine, lasses de voir leur quotidien s’embourber dans la misère, décident de quitter leur province natale pour les lumières de la capitale.Elles rêvent d’avenir, d’argent, d’amour ; elles rêvent d’amitié, de joie, de nouveauté. Mais c’est le Moscou de l’argent sale, du mensonge et de la violence qui les accueille. À peine descendues du train, les voici traquant toit, travail, nourriture, craignant à chaque minute de devoir retourner auprès de leurs familles et assumer un échec.

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Les trois sœurs qui faisaient danser les exilés

Un roman d’Aurélia Cassigneul-Ojeda publié aux éditions Ateliers Henry Dougier

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« Elles s’appelaient Flora, Begonia, Rosa. Elles étaient trois, elles étaient soeurs. Elles habitaient cette maison, à Cerbère, cette grande maison qu’aujourd’hui j’habite. Sous leurs fenêtres l’histoire roulait des flots d’hommes et de femmes. Sous leurs fenêtres la mer se balançait. Un jour elles sont parties, ont tout abandonné ».

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Les livres de Jakob ou le Grand Voyage

Un roman d’Olga Tokarczuk publié aux éditions Noir sur Blanc

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Hérétique, schismatique, Juif converti à l’islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l’Europe des Lumières comme la mèche allumée d’un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n’y avait qu’un pas – et il le franchit allègrement.

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Nous autres

Un roman d’Eugène Zamiatine publié dans la collection L’imaginaire de Gallimard

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On nous attacha sur des tables pour nous faire subir la Grande Opération. Le lendemain, je me rendis chez le Bienfaiteur et lui racontai tout ce que je savais sur les ennemis du bonheur. Je ne comprends pas pourquoi cela m’avait paru si difficile auparavant. Ce ne peut être qu’à cause de ma maladie, à cause de mon âme.  » Ainsi parle D-503, un homme des siècles futurs. Il vit dans une société qui impose fermement l’Harmonie sous la direction du guide.

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Vivre dans le feu – Confessions

Un livre de Marina Tsvetaeva publié aux éditions Le livre de Poche

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Marina Tsvetaeva (1892-1941) est un des plus grands écrivains du XXe siècle ; son destin fut un des plus tragiques. La révolution d’Octobre… Le long exil, d’abord à Prague puis en France… Une fille morte de faim, une autre déportée vers le Goulag… L’hostilité de l’émigration russe, l’indifférence du Paris littéraire…

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Du côté ensoleillé de la rue

Un roman de Dina Rubina publié aux éditions Macha Publishing

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Ce livre retrace la vie de Véra, jeune peintre réservée et en mal d’amour. Sa mère, Katia, fraîchement sortie de prison et avec qui elle entretient une relation houleuse, est à l’origine de son sentiment de solitude.

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Le soleil des Scorta

Un roman de Laurent Gaudé publié dans la collection Babel chez Actes Sud

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L’origine de leur lignée condamne les Scorta à l’opprobre? À Montepuccio, leur petit village d’Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec qu’ils appellent « l’argent de New-York », leur richesses est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie.

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Le soleil des morts

Un roman d’Ivan Chmeliov publié aux éditions des Syrtes

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« La vérité du Soleil des morts est telle qu’elle déborde le cadre de la littérature », dit Alexandre Soljénitsyne.

Écrit en 1923, ce texte relate le dernier séjour des Chméliov en Crimée, lieu de vacances qui fut jadis paradisiaque. Mais la terreur rouge, suivie d’une famine dévastatrice, en a fait le théâtre d’une tragédie apocalyptique.

La grâce avec laquelle est dépeint cet enfer rappelle Dante. Le romancier s’incline alors devant l’infinie souffrance de l’Homme. Bouleversant hommage à la Russie martyrisée, d’une authentique poésie, cet ouvrage est sans nul doute l’un des chefs-d’œuvre de la littérature russe.


Crimée – on ne saura pas l’année exacte mais les Rouges sont là, nouveaux maîtres du destin russe.

Et la famine aussi. Implacable, écrasant tout sur son passage : les corps comme la morale.

Un homme vit – peut-on encore appeler cela la vie ? Lorsque tout se résume à trouver de la nourriture et à couper du bois pour l’hiver.

Pas de rebondissements, ni d’actions tonitruantes. Non, pour cela il faut avoir encore le ventre plein. Lorsque la nourriture vient seulement en rêve, toutes les actions sont pesantes et insupportables.

Il faut discuter avec les voisins, tant qu’ils sont encore là. Parfois tendre un peu de cette nourriture si durement acquise à une enfant qui meurt de faim. Parfois accepter un cadeau inattendu.

Les jours se suivent longs, préludes à une nuit sans sommeil, hantée par la faim, à guetter les voleurs de bétail.

Une vache ou une chèvre sont plus précieuses que les bijoux en or. Tout s’échange contre une bouchée de pain, les corps des enfants également.

Famine des corps et famine des âmes.

Autour, les montagnes ne s’effondrent pas devant tant de malheur, les oiseaux continuent leurs courses dans le ciel.

Comment raconter l’horreur ? Avec un texte limpide, acéré comme la faim ?

Non, l’auteur se joue des atrocités dont il a été le témoin par une plume poétique, faisant ressentir au lecteur cette incommensurable détresse .

Récit bouleversant de la famine, du malheur de ceux dont l’histoire ne retiendra pas le nom. Récit servi par une poésie qui tout à la fois réussit à être pudique pour narrer les horreurs mais sans rien en occulter. Un roman qui se lit gorge nouée, cœur serré…Un véritable chef d’œuvre.

Assis au seuil de ma masure, je contemple la mer ; c’est calme, il fait chaud ; la toile d’araignée tendue entre le cèdre et le cyprès ne bouge pas. Je peux rester des heures assis sans penser ; il se fait dans ma tête des bruits de cloches, des hurlements – le bruit de la faim ?…Je vois de mes yeux intérieurs des lambeaux rouges…rappels des horreurs de la vie…

Mais voilà que prélude un son tendre et délicat…Attentivement saisi, il en entraîna un autre, puis un autre, et, dans la somnolence qui m’envahit, ces bruits couvriront tous les bourdonnements ; et j’entendrai tout un orchestre…Je sais maintenant la musique des songes qui n’en sont pas, et je comprends « les voix paradisiaques » des ermites, les instruments célestes dont jouent les anges…C’est le chant d’une harmonie inconnue…