Sugar run

Un roman de Mesha Maren publié aux éditions Gallmeister

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À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches,où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jody doit faire un détour par le passé et tenir une promesse.

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Le consentement

Un livre de Vanessa Springora publié aux éditions Grasset

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Séduite à l’âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l’emprise que cet homme a exercé sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d’une époque et la complaisance d’un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété. 

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Récits de l’exil – volume 1

Un livre de Nina Berberova publié dans la collection Babel d’Actes sud

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Ce volume des Récits de l’exil rassemble, selon un ordre chronologique, les cinq premiers « petits romans » de Nina Berberova. Chacun d’eux la désigne comme héritière ici de Tourgueniev et là de Tchekhov. Continuer à lire … « Récits de l’exil – volume 1 »

Rien n’est noir

Un roman de Claire Berest publié aux éditions Stock

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« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.

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Sur les ossements des morts

Un roman d’Olga Tokarczuk publié aux éditions Libretto

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Après le grand succès des « Pérégrins », Olga Tokarczuk nous offre un roman superbe et engagé, où le règne animal laisse libre cours à sa colère. Voici l’histoire de Janina Doucheyko, une ingénieure en retraite qui enseigne l’anglais dans une petite école et s’occupe, hors saison, des résidences secondaires de son hameau. Elle se passionne pour l’astrologie et pour l’œuvre de William Blake, dont elle essaie d’appliquer les idées à la réalité contemporaine. Aussi, lorsqu’une série de meurtres étranges frappe son village et les environs, au cœur des Sudètes, y voit-elle le juste châtiment d’une population méchante et insatiable.

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Mères

Un roman de Théodora Dimova publié aux éditions des Syrtes

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Dans la Bulgarie postcommuniste, les destins de sept adolescents, élèves dans le même lycée, se croisent dans le chaos qui les entoure et les désarrois familiaux. En  » mal de mère », Andreia, Lia, Dana, Alexander, Nicola, Deyann et Kalina vivent, chacun à leur manière, les souffrances de l’enfance ou la démission des parents. Dans ce chaos, le rêve d’une vie meilleure est incarné par Yavora, leur nouveau professeur, qui sait écouter et panser toutes les plaies. Et surtout garder l’espoir, malgré tout. De cette rencontre, les adolescents sortiront transfigurés mais détruits. Mères a été inspiré à son auteur par un fait divers d’une violence inexplicable dans un lycée bulgare, signe que dans cette société toutes les limites ont été dépassées. Le roman suscite beaucoup de questions d’une terrible actualité et son titre est exemplaire: comment être mère lorsqu’on a été soi-même brisée par l’arbitraire ou lorsqu’on a eu un enfant trop jeune et pas vraiment désiré ? L’écriture de Dimova, au rythme effréné, haletant, bouscule les conventions et nous laisse bouleversés et sans voix. Mères confirme ainsi la naissance d’un grand écrivain qui mérite d’être découvert par le public français.


Uppercut. En pleine face. Un écrin de noirceur.

Sofia, capitale de la Bulgarie.

Plusieurs adolescents, autant de chapitres et de témoignages, dont le seul point commun serait d’avoir des parents défaillants : dépressifs, alcooliques, indifférents.

Un nom revient dans leurs récits : Yavora. Une femme mystérieuse. Point de lumière de leurs existences sacrifiées. Qui est-elle ? Quel est son lien avec les enfants ?

Récit âpre, inspiré de plusieurs faits divers, prétexte pour dénoncer les travers de la société bulgare. La corruption, la mafia, la pauvreté et l’alcoolisme…autant de calamités dont les premières victimes sont ces jeunes, tiraillés, meurtris là où ils devraient être protégés.

Comment pourront-ils grandir, ne pas reproduire le schéma familial qui leur est imposé?

Même si les adolescents sont le point d’articulation du récit, les mères en sont l’épicentre.

Sacrifiant leurs carrières à leur maternité, elles en ressortent aigries. Elles sont dépassées par leur propre douleur. Accaparées uniquement par leur propre vie ou alors trop occupées à trouver un moyen de survivre pour pouvoir s’occuper de leurs enfants.

Elles sont l’objet de l’amour et du dévouement de leurs enfants mais elles sont également celles qui leur infligent les plus profondes blessures.

Yavora apparaît, elle, comme une figure maternelle de substitution mais elle semble si irréelle. Une sorte de métaphore de ce que l’amour parental devrait être.

Cette opposition rend le drame inévitable…

Une belle porte d’entrée pour moi à la littérature bulgare et que je vous conseille.

Est-ce que tu m’aimes, maman.

Je ne sais pas si c’est de l’affection, Andreia. Lorsque tu n’as aucun désir de faire quoi que ce soit pour ton enfant. Lorsque la seule chose qui compte au monde, c’est ton propre malheur.

Et papa, tu l’as aimé ? Non, bien sûr que non.

Mais alors, pourquoi l’as-tu épousé ?

Tout le monde se mariait. Moi aussi, je devais en faire autant.

Et tu n’as jamais été heureuse avec lui ?

Après une longue réflexion : Non, je crois que non, je crois n’avoir été heureuse que dans les buissons, lorsque je prenais les coccinelles.

Andreia et Christina se taisent. Elles se regardent dans les yeux. Elles ressentent leur attachement, leur dépendance mutuelle.

A crier dans les ruines

Un roman d’Alexandra Koszelyk publié aux éditions Aux forges de Vulcain

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Tchernobyl, 1986. Lena et Ivan, deux adolescents amoureux l’un de l’autre, voient leur vie bouleversée par l’explosion de la centrale. Si Lena, croyant Ivan mort, part avec sa famille en France, Ivan, qui n’a pas pu quitter la zone, attend son retour. Déracinée, la jeune fille tente d’oublier son passé. Vingt ans plus tard, elle fait le chemin inverse, et repart en Ukraine. Premier roman. 

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